Nos enfants sont fichés
Ce dispositif jumelé à la loi de prévention de la délinquance de 2007, permettant le partage des fichiers entre maires, professionnels de santé, policiers, magistrats... click, le fichier «base élève» institutionnalise le fichage de nos enfants.
Le ministère vante l'intérêt d'un tel outil, minimise l'objectif réel, le préfet de la haute Garonne (en PDF) click n'hésite pas à désinformer au sujet de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) en lui attribuant un contrôle du fichier, alors que depuis la loi d'août 2004 ce type de projet n'est plus soumis à l'avis préalable de la CNIL click.
Des langues s'étaient déliées, un ex-policier click témoigne des manipulations des statistiques et on peut aisément craindre l'utilisation des données privées des enfants à mauvais escient.
La constitution de fichiers se généralise, se globalise tout comme la mondialisation. La technologie permet de mettre en fiche chaque individu, les recoupements de fichiers sont de plus en plus simples à réaliser.
Pour information, un réseau de banques de données biomédicales va être créé par l'Europe click. Aux États Unis, le FBI souhaite créer une gigantesque base de données biométriques click.
Une surveillance généralisée, banalisée dès l'enfance par les ordinateurs, la téléphonie mobile, le GPS, la biométrie, et maintenant le fichier «base élève». La boucle est bouclée.
Je vous invite à écouter une conférence de l'historien Maurice Rajsfus, président de l'Observatoire des libertés publiques ; son intervention en université populaire, la bande du 11/03/08 en téléchargement ici click.
Le respect de la vie privée de nos enfants remise en question.
Nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas!